
Garantie des loyers impayés : fonctionnement, obligation, montant et types
La garantie des loyers impayés (GLI) est une assurance destinée principalement aux propriétaires bailleurs. Son objectif est de limiter les conséquences financières d’un défaut de paiement du locataire. Selon les contrats, elle peut également couvrir d’autres risques liés à la location, comme les dégradations immobilières, les frais de procédure ou les loyers dus pendant certaines périodes de vacance. Cette protection peut donc apporter une sécurité supplémentaire au propriétaire, mais elle répond à des conditions précises et son coût varie selon l’assureur et les garanties choisies.
Comment fonctionne la GLI ?
Le principe de la GLI est relativement simple : le propriétaire souscrit un contrat d’assurance auprès d’un assureur afin d’être indemnisé lorsque son locataire ne règle plus tout ou partie de son loyer, dans les limites prévues par le contrat. Avant d’accepter le dossier, l’assureur vérifie généralement que le locataire répond à certains critères de solvabilité. Les justificatifs demandés peuvent notamment concerner ses revenus, sa situation professionnelle et son contrat de travail. Les conditions exactes dépendent toutefois de l’assurance choisie.
En cas d’impayé, le bailleur doit respecter la procédure prévue par son contrat et effectuer les démarches nécessaires. L’assureur peut alors prendre en charge les sommes garanties après application des éventuelles franchises, plafonds ou délais prévus. La couverture peut également inclure les démarches contentieuses nécessaires pour récupérer les sommes dues ou obtenir la résiliation du bail lorsque la situation le justifie. Il est donc important de consulter attentivement les conditions générales et particulières avant de souscrire. Deux contrats de GLI peuvent proposer des niveaux de protection différents, notamment concernant la durée d’indemnisation, le montant maximal couvert ou les frais annexes.
La souscription d’une assurance loyers impayés nécessite généralement de respecter des critères de solvabilité du locataire. L’assureur peut demander différents justificatifs permettant d’évaluer sa situation financière et professionnelle. Ces conditions sont importantes : si le dossier du locataire n’est pas conforme aux critères prévus lors de la souscription, l’indemnisation pourrait être refusée en cas de sinistre. Le propriétaire doit donc respecter les règles de constitution du dossier et conserver les justificatifs demandés. Pour un logement déjà loué, les conditions de souscription peuvent également être différentes de celles applicables à une nouvelle location. Il convient donc de vérifier les modalités exactes auprès de l’assureur avant de mettre en place la garantie.
La GLI et la caution répondent à une logique différente. Avec une caution, une personne ou un organisme s’engage à payer certaines sommes dues par le locataire si celui-ci ne respecte pas ses obligations. Avec une GLI, c’est une compagnie d’assurance qui indemnise le propriétaire selon les conditions du contrat. Le choix dépend donc du type de location, du profil du locataire et des garanties souhaitées par le bailleur. Dans certains cas, un dispositif comme Visale peut également constituer une alternative lorsqu’il est accessible au locataire.
Quel est le montant d’une garantie loyers impayés ?
Le prix d’une GLI dépend de plusieurs paramètres : le montant du loyer, le niveau de couverture, les garanties complémentaires et les conditions de l’assureur. La cotisation est généralement calculée en fonction du loyer annuel charges comprises ou hors charges selon le contrat. À titre indicatif, une GLI peut représenter quelques pourcents du montant annuel des loyers. Pour un logement loué 800 € par mois, par exemple, une cotisation de 2,5 % appliquée à 9 600 € de loyers annuels représenterait 240 € par an. Ce montant est uniquement illustratif : le tarif réel doit être vérifié auprès de l’assureur et dépend du contrat choisi.
La question du coût doit être mise en perspective avec le niveau de protection proposé. Un contrat moins cher peut comporter des plafonds d’indemnisation plus faibles, une franchise ou des exclusions plus nombreuses. Il est donc préférable de comparer les garanties réellement couvertes plutôt que de se limiter au montant de la cotisation. La GLI n’est pas obligatoire pour un propriétaire bailleur. Un propriétaire peut louer son logement sans souscrire cette assurance et choisir d’assumer directement le risque d’impayé. Elle constitue donc une protection facultative. Son intérêt dépend notamment de la situation financière du propriétaire, du montant du loyer, de la nature du bien et de sa capacité à supporter plusieurs mois de loyers non encaissés.
La loi encadre toutefois les possibilités de cumuler une assurance contre les impayés avec une caution. Dans le cadre d’une location soumise à la loi du 6 juillet 1989, le bailleur qui a souscrit une assurance ou une autre garantie couvrant les obligations locatives ne peut généralement pas demander simultanément une caution, sauf lorsqu’il s’agit d’un logement loué à un étudiant ou à un apprenti. Certaines situations particulières et règles spécifiques doivent donc être vérifiées avant la signature du bail. À l’inverse, certains dispositifs peuvent apporter une garantie sans que le propriétaire souscrive directement une assurance GLI.
Quels sont les différents types de garanties ?
Il existe plusieurs formes de protection contre les risques locatifs. La GLI classique est souscrite directement par le propriétaire auprès d’un assureur. Elle peut couvrir les loyers et charges impayés ainsi que, selon les contrats, les frais de contentieux ou certaines dégradations. Certaines assurances proposent également une garantie concernant les dégradations locatives. Elle peut intervenir lorsque le logement présente des détériorations imputables au locataire, dans les limites et conditions prévues au contrat. Cette couverture ne doit pas être confondue avec le dépôt de garantie, qui répond à un autre mécanisme.
Le propriétaire peut aussi bénéficier d’une garantie par l’intermédiaire d’un dispositif de cautionnement, comme Visale. Dans ce cas, Action Logement se porte garant pour certains locataires éligibles et peut prendre en charge les impayés selon les règles du dispositif. Les conditions d’accès et les plafonds diffèrent d’une assurance GLI classique. Enfin, certaines solutions combinent plusieurs protections : loyers impayés, dégradations, frais de procédure ou protection juridique. L’étendue de la couverture dépend alors du contrat souscrit.
Pourquoi envisager une garantie loyers impayés ?
Pour un propriétaire, le principal intérêt de la GLI est de réduire l’impact financier d’un impayé. Un défaut de paiement prolongé peut représenter plusieurs milliers d’euros et entraîner des démarches administratives et judiciaires parfois longues. Une assurance adaptée peut alors apporter une protection financière et, selon le contrat, une prise en charge de certaines procédures.
Cependant, la GLI n’élimine pas totalement le risque. Elle fonctionne dans un cadre contractuel précis, avec des plafonds, des délais, des exclusions et parfois des franchises. Avant de souscrire, il est donc essentiel de comparer les offres et de vérifier les conditions d’indemnisation.
En définitive, la garantie des loyers impayés est une solution facultative de sécurisation des revenus locatifs. Son coût, ses garanties et ses conditions varient selon les contrats. Pour choisir une protection adaptée, le propriétaire doit notamment examiner le niveau d’indemnisation, la durée de couverture, les éventuelles franchises, les garanties complémentaires et les conditions applicables au locataire.

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Pierre NOTARIANNI
Président
Denain et alentours
Publié le 30/09/2026 par
Pierre NOTARIANNI
La garantie des loyers impayés (GLI) est une assurance destinée principalement aux propriétaires bailleurs. Son objectif est de limiter les conséquences financières d’un défaut de paiement du locataire. Selon les contrats, elle peut également couvrir d’autres risques liés à la location, comme les dégradations immobilières, les frais de procédure ou les loyers dus pendant certaines périodes de vacance. Cette protection peut donc apporter une sécurité supplémentaire au propriétaire, mais elle répond à des conditions précises et son coût varie selon l’assureur et les garanties choisies.


